Vincent Collet, le grand retour ?

Il était dit que l’histoire de Vincent Collet rimerait avec les Etats-Unis. Passé de sélectionneur des Bleus (poste qu’il occupait depuis 2009) à celui de consultant de la franchise des Cleveland Cavaliers au soir d’une nouvelle défaite en finale olympique de l’équipe de France face à… Team USA lors des JO de Paris 2024 cet été, le Normand vit à l’heure de la NBA au quotidien depuis. Devenu l’un des assistants de Kenny Atkinson, qui avait lui-même fait partie du staff de Collet pendant le tournoi olympique, l’ancien coach de Victor Wembanyama à Boulogne-Levallois épluche chaque sortie des Cavs pour l’entraîneur principal de la franchise de l’Ohio.

« Je regarde tous les matchs de Cleveland pour en faire un rapport détaillé au coach principal Kenny Atkinson, raconte l’ancien homme fort du basket français dans Le Parisien ce mardi, qui a retrouvé un rôle qu’il connaissait déjà très bien. « J’analyse les matchs comme je le faisais avec les équipes que je dirigeais en France (…) Ce qui les intéresse, c’est mon regard de coach européen ». Coach, le technicien de 61 ans qui peut se vanter de présenter le plus beau bilan du basket français ne l’est plus. Toutefois, « l’expérience passionnante » qu’il vit avec Cleveland pourrait lui donner envie de retrouver un banc.

Collet : « La NBA ? Bien sûr que cela m’intéresse »

L’intéressé ne s’en cache d’ailleurs pas : il souhaite reprendre cette carrière de coach qu’il avait abandonnée il y a deux ans après deux saisons passées chez les Mets. « Est-ce que je suis partant pour replonger dans un club de BetClic Elite ou d’Euroligue ? Oui, j’en ai envie », assure Collet dans Le Parisien, sans forcément se voir en NBA. Même s’il se laisserait bien tenter. « Bien sûr que cela m’intéresse, mais ce n’est pas une obsession. Et cela ne dépend pas de moi. »

Alors pourquoi pas imaginer un jour des retrouvailles entre le double champion de France, avec Le Mans puis l’ASVEL, et ce « Wemby » qu’il connaît forcément très bien. « Victor, je ne le regarde pas en me disant que je l’ai eu aux Mets 92. je m’en réjouis pour l’ensemble de notre sport au-delà de sa trajectoire personnelle. A travers Victor, c’est tout le basket français qui rayonne. » Tandis que son entraîneur le plus célèbre et au plus beau palmarès pourrait ne pas tarder à refaire parler de lui.