En septembre dernier, Antoine Griezmann a surpris son monde en annonçant sa retraite internationale. Depuis Kylian Mbappé a évoqué le sujet auprès du Parisien tout en restant évasif: « C’est sa décision, il n’y a que lui qui peut vous expliquer pourquoi il a fait ce choix-là. On en a beaucoup discuté avant, on en a reparlé au rassemblement en septembre… Ce rassemblement a été difficile pour lui comme pour moi, on a beaucoup souffert. Après France-Belgique (2-0), on est rentrés ensemble à Madrid, il était avec sa famille… Je ne peux rien vous dire d’autre si ce n’est que je ne suis pas tombé des nues quand l’annonce de son départ est arrivée. »
La lassitude a donc eu raison de l’investissement du Matelassier chez les Bleus, ainsi qu’un « manque de reconnaissance » souligné par le capitaine de l’équipe de France, qui potentiellement a hérité d’un brassard également convoité par Griezmann. Aussi ce dernier a-t-il laissé derrière lui dans le vestiaire tricolore un goût persistant d’inachevé.
Lors du rassemblement observé ce mois de mars, Antoine Griezmann a refusé les honneurs de la Fédération française de football par ailleurs rendus à Olivier Giroud, prétextant un agenda incompatible avec cette cérémonie d’hommage au Stade de France. Une prise de recul qui interpelle, comme la possible décision d’avenir du garçon – un choix de carrière imminent aux allures de coup de théâtre révélé dans la presse espagnole.
Griezmann, la MLS attendra
Longtemps annoncé aux Etats-Unis, le Mâconnais serait finalement en passe de prolonger son bail à l’Atlético de Madrid. Un revirement de situation qui encourage fatalement bien des interprétations. La plus évidente d’entre elles renvoie à la Coupe du monde 2026, que le Colchonero rêverait de disputer malgré tout sur le continent américain.
Pour se donner toutes les chances d’y parvenir aux yeux du pragmatique Didier Deschamps, Antoine Griezmann jouerait ainsi la carte de la stabilité. Un envol pour la MLS pouvant du reste apparaître rédhibitoire aux yeux du sélectionneur national pour prétendre à un tel rendez-vous majuscule. En optant pour une prolongation de contrat à Madrid, le troisième joueur le plus capé de l’histoire des Bleus (137 sélections) garderait le champ des possibles ouvert.