La Ligue 1 de retour sur Canal+, c’est validé en haut lieu !

Vincent Labrune est sortir du silence pour assurer sa défense. Pour beaucoup, le président de la LFP est le principal responsable de la crise des droits TV du football français. Des accusations injustes, selon l’ancien boss de l’OM, qui a rejeté la faute sur ses prédécesseurs, l’ancienne présidente Nathalie Boy de la Tour et son ancien directeur général Didier Quillot, lesquels ont acté la fin de l’histoire avec le diffuseur historique Canal+.

« Les anciens dirigeants de la Ligue ont scellé le divorce avec le diffuseur historique qui est en situation de quasi-monopole. On en paye encore les pots cassés aujourd’hui », a ainsi déploré Vincent Labrune au cours d’un entretien accordé au journal L’Equipe.

Labrune: « Si c’était moi le problème, j’étais prêt à me retirer »

La patron de la LFP a ensuite lancé un appel du pied au groupe Canal+. « Comme tous les acteurs du foot, je déplore le refus de Canal+ de participer à nos derniers appels d’offres, a-t-il confié. Personnellement, j’ai tout essayé pour les mettre autour de la table. C’était d’ailleurs aussi le sens des longues discussions avec beIN, car quand on discute avec beIN par définition on discute indirectement avec Canal+ qui les distribue en exclusivité. Si demain, Canal+ souhaite diffuser la L1 à sa juste valeur, ils seront évidemment les bienvenus. Mais aujourd’hui, ils n’ont pas souhaité le faire et on ne peut pas les forcer. »

Vincent Labrune s’est même dit prêt à démissionner si cela peut faciliter le retour de la chaîne cryptée autour de la table des discussions. « Sans trahir de secret, j’ai fait passer le message à Canal+, dès le mois de mai dernier, que si c’était moi le problème, j’étais prêt à me retirer pour favoriser leur arrivée au juste prix, a-t-il révélé. Ce n’est pas le retour que j’ai eu. En aucun cas, je ne dois être un frein à quoi que ce soit. Je suis guidé par l’intérêt général et pas par mon cas personnel. »