Les Mondiaux de biathlon ont été une grande réussite pour l’équipe de France. Le record de médailles a été égalé (13 breloques), avec de nombreux biathlètes qui ont apporté leur pierre à l’édifice.
Il y a pourtant eu quelques petits moments de tension. Dès la première course, le relais mixte, où Quentin Fillon-Maillet n’avait pas apprécié sa non-sélection. Le Franc-Comtois a lâché quelques critiques à l’encontre du staff dans les médias. Et Simon Fourcade, l’entraîneur des Bleus, admet qu’il a mal vécu ces remontrances. Mais QFM persiste et signe.
« Le premier à quoi ça a laissé un goût amer, c’est à moi, assume Quentin Fillon-Maillet dans un entretien accordé à Nordic Mag. Je me suis aussi permis de leur faire des petites réflexions à plusieurs reprises en leur disant que je tenais ma position même après le relais mixte. J’étais déçu de ne pas y être aligné. C’est sûr que les coachs ont un choix difficile à faire. Je leur en ai parlé en priorité, mais m’exprimer face aux médias montre que je veux être acteur. »
Quentin Fillon-Maillet insiste
Sa position est donc ferme et définitive: « Je défends et expose mes arguments, et je tiens toujours cette position. Ce n’est pas un passage médiatique que les coachs ont dû apprécier, mais c’est une réalité (qu’il est un bon relayeur, ndlr) et j’ai pu le montrer sur les deux relais auxquels j’ai été aligné par la suite. J’ai aussi montré ma place de très très bon athlète français sur les courses individuelles. »
Quentin Fillon-Maillet a remporté le relais mixte simple en compagnie de Julia Simon, puis il a décroché la médaille d’argent avec le relais masculin, où les Bleus n’ont rien pu faire contre les Norvégiens. Il faut aussi ajouter, bien sûr, ses deux médailles sur les courses individuelles. Mais pour en revenir à cette non-sélection sur le relais mixte du premier jour, le Franc-Comtois insiste sur le fait qu’il ne digère pas le manque de considération à son égard de la part des coachs. Il estime qu’il méritait autre chose, vu son implication dans les relais au fil des saisons.
« Je m’investis énormément dans ce format par équipes, je n’ai jamais refusé de sélection sur un relais. A chaque fois qu’on me l’a proposé, j’ai accepté, souligne-t-il. Je pourrais très bien dire que je préfère faire une impasse sur un relais en décembre ou janvier pour me concentrer sur les courses individuelles. Je ne l’ai pas fait parce que j’ai envie de montrer ma place dans l’équipe et j’ai l’envie de courir dans ce format. »