Tadej Pogacar et Paris-Roubaix, c’est confirmé !

Tadej Pogacar est tombé sur un os, samedi. Malgré les offensives répétées du Slovène dans la Cipressa puis le Poggio, le Slovène n’est jamais parvenu à décramponner Mathieu van der Poel et a dû composer avec le retour de Filippo Ganna à l’entame du dernier kilomètre. Et au sprint, le triple vainqueur du Tour a dû s’avouer vaincu et laisser la victoire au Néerlandais, vainqueur de son deuxième Milan-San Remo et son septième Monument, soit le même total que le leader de l’UAE Emirates.

Les deux hommes ont désormais rendez-vous dans moins de deux semaines sur le Tour des Flandres, dont les deux hommes ont remporté quatre des cinq dernières éditions, avec trois victoires pour Mathieu van der Poel et une seule pour Tadej Pogacar. Mais un autre duel pourrait mettre aux prises les deux monstres du peloton. Le Slovène est en effet tenté d’enchaîner avec le Paris-Roubaix, le 13 avril, dont le Néerlandais est double tenant du titre.

« L’objectif était de faire Milan-San Remo et ensuite nous prendrions sereinement une décision sur Paris-Roubaix et regarderions vers l’avenir. Dans les deux ou trois prochains jours, nous déciderons », a ainsi confié Mauro Gianetti. Son discours a donc quelque peu évolué ces deux dernières semaines.

Tadej Pogacar sera seul décideur

« Tadej veut tenter sa chance à Roubaix mais je n’arrête pas de lui dire qu’il doit attendre avant de le faire, de ne pas prendre de risques, car il pourrait vraiment se blesser. Une mauvaise chute pourrait compromettre le Tour de France et peut-être même toute la saison. J’espère qu’il ne le fera pas cette année et je lui redirai : il a encore le temps dans sa carrière de faire Paris-Roubaix », avait-il expliqué après les Strade Bianche, le 8 mars.

Le patron de l’UAE Emirates en a remis une couche au micro de RMC, ce lundi. « Tadej c’est quelqu’un qui aime à chaque fois se remettre en question et puis se bagarrer avec d’autres champions comme Van der Poel, Van Aert, Philipsen ou Vingegaard sur le Tour… Il est doué, il peut être un protagoniste partout, parce qu’on l’a vu sur les pavés dans l’étape du Tour de 2022, il était dans le coup. Donc il peut être là-bas, il peut être un protagoniste, a-t-il expliqué. D’un autre côté, il n’est pas obligé d’y aller, ce n’est pas une priorité. Ce n’est pas forcément cette année qu’il faut y aller. »

« Je ne vais pas l’en empêcher », a-t-il poursuivi, ajoutant : « c’est quand même important qu’il soit conscient des risques, parce qu’il peut tomber à chaque course. On le voit, avec la vitesse, il y a tellement de coureurs, le niveau est tellement haut qu’il n’y a pas deux centimètres entre un coureur et un autre. Mais Paris-Roubaix, c’est plus dangereux que les autres courses. S’il veut la faire, s’il se sent de la faire, ce n’est pas nous qui allons l’en empêcher. C’est aussi l’esprit de Tadej, c’est ce qui fait que le vélo est beau en ce moment. »